Posted 08.02.2010 21:36:40 UTC
Updated 08.02.2010 21:36:40 UTC
Le parti social-démocrate Edek, qui compte deux ministres au cabinet chypriote, a décidé lundi de se retirer de la coalition gouvernementale, reprochant au leader chypriote grec Demetris Christofias des "compromis inacceptables" dans les pourparlers de réunification de Chypre.
La décision, approuvée par la majorité du comité central de l'Edek, met fin à deux ans de cohabitation souvent difficile entre les trois partis membres de la coalition au pouvoir.
Le leader chypriote grec, soutenu par le parti communiste Akel, a fait des "compromis inacceptables" et des "concessions à sens unique" depuis le début en septembre 2008 des négociations avec le leader chypriote turque Mehmet Ali Talat, a déclaré le chef de l'Edek, Yiannakis Omirou, à des journalistes.
"Nos divergences au sujet d'une stratégie qui est préjudiciable et nous conduira à l'impasse sont irrévocables", a ajouté M. Omirou, dont le parti compte cinq députés sur 55.
Les deux ministres de l'Edek, Michalis Polynikis (Agriculture) et Nicos Nicolaides (Communications), devraient démissionner rapidement, ce qui conduira à un remaniement.
L'autre partenaire de la coalition, Diko (centre-droit), doit se réunir mardi. Le Diko, qui compte trois ministres, dont celui des Affaires étrangères Marcos Kyprianou, reproche également au leader chypriote grec de trop grandes concessions à la partie chypriote turque.
Diko et Edek refusent notamment les propositions sur une présidence tournante et que 50.000 turcs puissent rester dans une Chypre fédérale.
Les deux partis n'ont pas apprécié la visite la semaine dernière du secrétaire général de l'ONU Ban Ki-Moon, l'estimant injustifiée au regard des timides avancées dans les négociations et soutenant qu'elle visait à faire pression sur les chypriotes grecs.